Le fantastique

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Le fantastique est un domaine littéraire qui se caractérise par l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit.

Il ne doit pas être confondu avec le merveilleux (où le surnaturel est posé et accepté d’emblée), avec la science-fiction (qui est rationnelle) ou avec l’horreur, bien que ces genres puissent s’y combiner.

Ainsi, Harry Potter s’apparente plus au merveilleux alors que Shining de Stephen King se situe dans le registre fantastique.

Le genre fantastique se décline en plusieurs catégories: policier, science-fiction, horreur, conte, romance, aventure, etc.

Registres apparentés :

La science-fiction ne relève pas du surnaturel et se veut rationnelle. Utilisation de procédés technologiques inconnus dans l’état actuel des connaissances humaines.

Le merveilleux, fait appel à un univers surnaturel dans lequel, une fois acceptés les présupposés d’un monde magique, les évènements s’y déroulent de façon logique. (L’heroic fantasy appartient au merveilleux).

En français, faute d’un vocabulaire spécifique, une erreur fréquente consiste à appeler « fantastiques » tous les textes du genre anglo-saxon de la fantasy, comme ceux de Tolkien, alors qu’ils appartiennent au domaine du merveilleux. (Les héros évoluent dans un monde à part, doté de ses propres règles).

Le véritable créateur de l’heroic fantasy, est, contrairement à ce que l’on croit, Edgar Rice Burroughs (le père de Tarzan). Tolkien, en a ensuite perfectionné le genre avec Le Seigneur des anneaux (Le Silmarillion et Les contes et légendes du 1er, 2e et 3e Age en peaufinant les détails).

Tarzan (créé en 1912) n’est pas, dans un premier temps, un héros de fantasy, il va y venir progressivement, sortant du cadre de la pure aventure. Burroughs rentrera de plain-pied dans l’heroic fantasy avec : le Cycle de Mars, le Cycle de Vénus, le Cycle de la Lune et le Cycle de Pellucidar.

Le réalisme magique est également apparenté au fantastique. Ce genre, propre à la littérature latino-américaine est fondé sur l’insertion d’éléments surnaturels dans un récit réaliste. Mais le surnaturel y est considéré comme normal, ce qui fait du réalisme magique une branche du merveilleux et non du fantastique.

Les manifestations du surnaturel, dans la littérature fantastique, sont généralement négatives. Le fantastique fait la part belle au Mal et à ses incarnations. C’est aussi une littérature de la souffrance, de la folie, de l’échec.

Le fantastique a souvent été utilisé par des auteurs pour contourner la censure. Les romantiques allemands ont ainsi pu glisser des critiques politiques sous les dehors de la fiction.

On peut également regarder le fantastique comme l’interprétation stricte de la métaphore. Pour exemple, le cafard de la Métamorphose de Kafka est à la fois une image de l’individu sans envergure et un véritable insecte. Le fantastique interroge sur le rapport au réel du texte écrit.  Dans At Swim-Two-Birds, Flann O’Brien imagine un auteur aux prises avec des personnages qui refusent de lui obéir, un thème que développera dans un autre registre Marcel Aymé.

Voir en complément Histoire du roman policierRoman policier: le thrillerLe roman noir, L’histoire du fantastique,  HATEYA

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