Cycle : La clé des ombres

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Personne ne le sait, mais le jour de la dernière bataille approche. Le climat s’est déréglé, la nuit se confond avec le jour, les éléments sont entrés dans un cycle de folie. En plein été on se croit au pire des jours de l’hiver. Le Seigneur de l’Ombre se prépare pour son jour de gloire. Ses fidèles se sont arrangés pour que rien ne vienne barrer sa route…

Hateya – Les prémices

Aleshanee – Le Vaudou s’en mêle

Oneida – L’Apocalypse ! Maintenant !

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HATEYA – les prémices.

Rêve ou réalité ?…

Entre généalogie et maléfices, entre sortilèges et civilisation, les aventures d’une jeune femme qui se croit ordinaire.

Bob écarta les morceaux de l’airbag, défit sa ceinture et s’empara d’une barre métallique posée à même le sol. Il descendit de son siège, et marcha vers la fille qui gémissait quelques voitures plus loin.

Elle ne risquait pas de s’échapper, la Scénic en venant cogner dans l’arrière d’une grosse Opel Insigna avait immobilisé la fuyarde, plus sûrement que les mâchoires d’un piège à loups. Enchevêtrée dans les tôles déchirées des deux voitures, elle devait avoir les jambes en compote

Bob accéléra le pas, il voulait voir, son visage, sa trouille. Un plaisir supplémentaire d’imaginer ce qu’elle devait endurer, les pattes en lambeaux, vautrée sur le capot de la Renault. Tout juste si elle avait encore assez de force pour couiner comme une truie. Pour le  Svar et ses chiens de brume, ça avait été dix fois pire. Il la regarda, elle ne bougeait pour ainsi dire plus. Il souhaita qu’elle ne soit pas morte, ce serait pire que tout, mourir avant le rite.

ALESHANEE – Le vaudou s’en mêle

Sur l’île de la Martinique, dans un des meilleurs hôtels des Trois Ilets, Vanessa se trouve en vacances forcées. Obligée ! sa mère l’a exigé ! Après sa fugue elle n’avait plus envie de discuter, encore quelques mois et elle serait majeure, et… et qu’est-ce que ça changerait ?

Un soir, un peu contre son gré, elle accompagne Manon à une soirée, au François. Elle s’est laissée convaincre, “tu viens et je te passe la robe”. “La robe ! celle de la boutique !”. Même pour la robe et le bracelet elle n’aurait pas dû venir. La soirée sent le piège, le plan foireux. Elle se tient à l’écart, se fait remarquer. “On va s’amuser avec la pimbêche”propose Johnny. Ils sont trois, trois jeunes hommes sans trop de scrupules.

Le jeu dérape, rien ne se passe comme prévu…

Sept types, costauds, armés, ils comptèrent deux machettes, un couteau, une batte de base-ball pour les plus près. Les autres en retrait n’avaient pas cru bon d’étaler leur matériel.

-   Alors on veut se la péter en Martinique ? demanda un balaise à l’allure de chef.

C’était le mâle dominant de la meute. Le meneur, gros muscles, très gros même, sale gueule, tatouages, cicatrices. La plus belle lui barrait la figure du front au menton. Son œil droit en avait perdu sa pigmentation, pâle, diaphane, sans vie, il ne lui servait à rien, sauf à effrayer ses futures victimes. Il devait avoir très mauvais caractère et ne supportait pas qu’on le fasse attendre.

-   Le fric, bijoux, montre, carte bleue, vous filez tout. Allez, on se magne.

Ils avancèrent légèrement en les entourant, deux devant, deux de chaque côté. Le dernier, le plus timide, le plus lâche, en arrière-garde.

-   Et y’a une gonzesse ! On va s’amuser.

Lia les regardait en souriant.

-   T’as pas l’air de comprendre la pute, on veut votre pognon et ton cul.

Elle s’approcha, son sourire ne la quittait pas. Elle colla ses lèvres sur celles du chef de la bande, un vrai baiser de cinéma porno, plein de coups de langue et de salive échangée. Puis, elle recula légèrement, lui caressa la cicatrice, les joues, les paupières.

-   Putain on va rigoler, s’esclaffa le petit, une vraie cochonne.

Sans cesser de sourire, elle planta son index dans l’œil valide du chef. Aussitôt il se courba en hurlant, leva sa machette. Elle prit la lame entre le pouce et l’index ça lui suffit pour bloquer le geste. Elle faucha, le jeta à terre. D’un coup de pied, elle lui défonça la poitrine, les côtes volèrent en éclat, le cœur continua de battre un instant sur le bout de sa chaussure.

ONEIDA : L’Apocalypse ! Maintenant !

Le seigneur Deifar Drakalfar celui qui était le cardinal a trouvé une parade au pouvoir grandissant de ses ennemies. Une parade terrible, par sa cruauté et par son efficacité. Il a uni les ressources de la technologie moderne aux vieilles pratiques ancestrales. Un message subliminal glissé dans les émissions populaires, dans les principaux navigateurs d’internet, dans les pages des réseaux sociaux, un message hypnotique, mondialement diffusé qui pousse les mères à livrer leur fille si celle-ci correspond au profil recherché.

Le plan est simple, faire de l’élimination préventive, les tuer avant qu’elles ne se révèlent.

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